Dernièrement, une personnalité médiatique a été retrouvée morte chez elle, à Nice, plusieurs jours après son décès. Un fait divers parmi d’autres… et pourtant profondément révélateur.
Dans le cadre des dossiers que je traite, je suis régulièrement frappée par une réalité silencieuse :
le nombre de personnes qui décèdent seules, sans que personne ne s’en aperçoive immédiatement.
Pourtant elles ont des enfants, des amis, des voisins …
Je me souviens d’un cas en particulier.
Un homme, discret mais rigoureux, avait instauré une habitude simple : il contactait chaque mois le gérant de sa banque pour un point de situation. Une routine presque anodine. Puis, un jour, plus rien.
Les semaines passent. Les mois aussi.
Le silence devient suspect.
Lorsque nous sommes mandatés pour le rechercher, nous découvrons qu’il est décédé brutalement, victime d’une crise cardiaque, dans un coin isolé de son jardin. Ce sont finalement des voisins qui l’ont retrouvé, des jours plus tard.
Mais cette histoire ne s’arrête pas là.
La routine qu’il avait mise en place avec son interlocuteur bancaire a été déterminante.
Elle a permis de réagir rapidement, d’engager les démarches successorales et d’identifier ses ayants droit dans des délais maîtrisés.
La réactivité de la banque avait, d’ailleurs, été particulièrement appréciée par les héritiers.
Ce détail a fait toute la différence.
Cela amène une réflexion simple, mais essentielle :
Créer des routines avec ses clients, ses proches, ses partenaires n’est pas un simple confort organisationnel; C’est parfois un véritable filet de sécurité humain.
Un appel régulier.
Un message attendu.
Un rendez-vous qui devient un repère.
Dans un monde où tout va vite, ces petits rituels peuvent sembler insignifiants.
Ils ne le sont pas.
Ils sont souvent le premier signal que « quelque chose ne va pas ».
Et parfois, ils permettent d’agir.
Et vous, avez-vous mis en place ce type de routine dans vos relations professionnelles ou personnelles ?